‹ Œuvres de F.-B. HoffmanChapitre 103 sur 263 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

CORADIN, seul.

Malheureux que je suis ! quel ennui me dévore? Je me crois satisfait et je gémis encore. Est-ce là cet amour que Ton nous dit si doux, Qui, père des plaisirs, seul les réunit tous? Hélas ! depuis un jour que j'en ressens la flamme , Tous les tourmeiis déjà sorît entrés dans mon âme ; Je porte aveuglément mes vœux irrésolus , Je brûle, je languis, je ne me connais plus. O funeste ascendant, ô passion terrible! N'est-ce que pour souffrir que l'on devient sensible ? Sensible ! qu'ai-je dit ? L'ingrate que je hais Pourrait-elle en mourant exciter mes regrets? N a-t-elle pas rendu ma fureur légitime? Puis-je lui pardonner, ou douter de son crime? La pitié succédant à mes premiers transports , Viendrait -elle à mon cœur attacher le remords? Juste ciel !....

1^4 EITPHROSITSE ,

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