‹ Œuvres de F.-B. HoffmanChapitre 144 sur 263 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

MÉDÉE, NÉRIS

MEDEE , à Jason qui est sorti.

Fais des vœux ponr tes fils , je vais les exaucer. L'enfer signalera mon départ de Corinthe. O ma chère Néris ! quelle affreuse contrainte '

NÉRIS

Ah ! puisqu'on vous permet de revoir vos enfans, Hâtez-vous de jouir de leurs embrassemens.

MÉDÉE

Mes enfans? Je les hais , je ne suis plus leur mère , Je ne connais plus d'eux que le nom de leur père.

NÉRIS

D'où vous vient pour vos fils ce transport furieux?

MÉDÉE

Cesse de m'en parler, ils me sont odieux.

O toi ! mon esclave fidelle, Ecoute mes projets, et seconde mes vœux : Ton cœur va s'effrayer, ma vengeance esl cruelle. Mais il n'est plus pour moi de crime assez affreux. Ecoute. Tu prendras cette robe brillante , Cette riche couronne, et tous ces orncmens,

THÉÂTRE. X. I. l4

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