‹ Œuvres de F.-B. HoffmanChapitre 145 sur 263 · IO MEDEE · texte numérisé non relu

IO MEDEE

Du soleil, mon aïenl , magnifiques présens. Mes fils les offriront à la nonvelle amante.

NÉ RIS

Pensez-vous que Dircé les accepte de vous?

MÉDÉE

Les présens des dieux même apaisent le courroux; Ma rivale craindra de me faire un outrage , Sa fierté de mes dons acceptera l hommage : Heureuse qu'à ce prix je lui laisse un époux !

NÉRIS

Quoi ! vous voulez vous-même orner votre rivale ?

MÉDÉE

Néris, c'est poiur Pluton que je veux la parer. Ces perfides présens, cette robe fatale, Cacheront des poisons qui la vont dévorer.

jNlais hâtons -nous de préparer

Cette parure nuptiale.

ISÉRIS.

Quoi! vous vous porterez à ces cruels excès?

MÉDÉE

Peuvent-ils égaler tous les maux qu'on m'a faits? Viens, Néris. Mais quels sons, quels chants se font entendre

NERIS, après avoir regardé dans le fond.

Créon et votre époux au temple vont se rendre.

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