IO MEDEE
Du soleil, mon aïenl , magnifiques présens. Mes fils les offriront à la nonvelle amante.
NÉ RIS
Pensez-vous que Dircé les accepte de vous?
MÉDÉE
Les présens des dieux même apaisent le courroux; Ma rivale craindra de me faire un outrage , Sa fierté de mes dons acceptera l hommage : Heureuse qu'à ce prix je lui laisse un époux !
NÉRIS
Quoi ! vous voulez vous-même orner votre rivale ?
MÉDÉE
Néris, c'est poiur Pluton que je veux la parer. Ces perfides présens, cette robe fatale, Cacheront des poisons qui la vont dévorer.
jNlais hâtons -nous de préparer
Cette parure nuptiale.
ISÉRIS.
Quoi! vous vous porterez à ces cruels excès?
MÉDÉE
Peuvent-ils égaler tous les maux qu'on m'a faits? Viens, Néris. Mais quels sons, quels chants se font entendre
NERIS, après avoir regardé dans le fond.
Créon et votre époux au temple vont se rendre.