‹ Œuvres de F.-B. HoffmanChapitre 15 sur 263 · XIV NOTICE · texte numérisé non relu

XIV NOTICE

lui notre iiidépeiidauce nationale ne pouvait se comparer à celle des Corneille , des Kacine , des Molière , des Boileau , des Bo&suet et des Massillon , qui avaient osé , sous le règne du pouvoir absolu, ce qu'on n'a pas même tenté à l'époque de notre plus grande licence républicaine. En effet , quel écrivain aurait été assez courageux , en 1793, pour faire entendre à nos monarques plébéiens des vérités aussi hardies que celles qui se trouvent dans Cinna , dans Horace , dans Britannicus , dans Athalie , dans Tartufe , dans les satires et les épîtres du législateur de notre Parnasse , et dans les éloquentes et sublimes pliilippiques des orateurs chrétiens contre l'orgueil des grands et les fautes des rois?

Mais ce qui surtout excitait son indignation , c'était le libéralisme des libéraux à la façon de M. de Pradt; à ses yeux l'aumônier du dieu Mars n'était qu'un hypocrite de liberté j ce jugement paraîtra peut-être sévère : il était puisé dans l'importance que M. de Pradt attachait alors à son titre d'archevêque , et qui faisait douter à Hoffman du sincère dévouement de monseigneur à la

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