‹ Œuvres de F.-B. HoffmanChapitre 16 sur 263 · SUR F.-B. HOFFMAN. XXV · texte numérisé non relu

SUR F.-B. HOFFMAN. XXV

cause populaire*. Il ne pouvait lui pardonner la qualification de Jupiter-Scapin donnée à Pliomme que naguère il avait déifié, quand sa qualité de prêtre lui faisait, plus qu'à tout autre, un devoir de rester fidèle au mallieur. Aussi , lorsqu'on demandait à notre auteur pourquoi il n'écrivait pas contre Napoléon , il répondait : « Je ne l'ai jamais flatté. « Telles sont les véritables causes des spirituels sarcasmes qu'Hoffman ne cessa de lancer contre les tartufes politiques de la Restauration : il avait trop d'indépendance dans le caractère pour ne pas aimer la liberté 5 mais il la voulait exempte de licence et dégagée d'intérêt personnel : sa verve satirique s'allumait au seul aspect de ceux de nos Brutus , qui , rois sous la république et valets sous l'Empire , remplaçaient par des chaînes dorées les haillons du jacobinisme y et dont la servile indépendance avait attendu , pour éclater de nouveau, les premiers craquemens du trône impérial.

Ce qui prouve que cette opposition d'Hoffman n'était point systématique , c'est qu'il

* Voyez tome YI , pages 279 et suivantes.

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