SCÈNE III
ADRIEN, ÉMIRÈNE.
ADRIEN , à Emirène.
Eh bien ! vous l'emportez , et mon cœur trop sensible ,
Epai'gne un rival odieux.
Vous seule à mes désirs serez-vous inflexible? Et quand vous exigez une preuve d'amour , César ne peut-il rien obtenir à son tour?
ÉMIRÈNE.
Ah! seigneur, quand votre clémence Sauve les jours d'un prince malheureux, Qu'exigez-vous de moi? Votre cœur généreux Veut-il un autre prix que la reconnaissance?
ADRIEN , avec transport.
Oubliez un barbare et couronnez mes feux; Partagez mes honneurs, c'est tout ce que je veux.