‹ Œuvres de F.-B. HoffmanChapitre 171 sur 263 · SCÈNE YII · texte numérisé non relu

SCÈNE YII

SABINE, ÉMIRÈNE, PHAIVNASPE.

PHARNASPE.

Oui , c'est lui que tu vois tomber à tes genoux.

ÉMIRÈNE.

Mon époux près de moi !

PHARNASPE.

L'amour sut m'y conduire.

SABINE,» part.

Qu'entends-je?

On me défend de rester en ces lieux; En m'ordonnant de fiiir, on a rompu ma chaîne , Mais Pharnaspe dût-il expirer à tes yeux , Il n'a pu s'éloigner sans revoir Emirène. Dieux! dont j'ai tant de fois imploré le secours, Prolongez des momens, et si doux, et si courts.

ÉMIRÈNE, à Sabine.

De vos soupçons cruels connaissez l'injustice : Vous voyez si mon coeiu* est rempli d'artifice.

SABINE

Généreuse étrangère , excusez ma fureur; L'affreuse jalousie a causé mon erreur:

Mais, sans vous fatiguer d'une excuse stérile , Ecoutez mes desseins, je veux vous être utile. Adrien est absent , fuyez loin de ce bord : Vous êtes seuls ici, l'occasion est belle.

262 ADRIEN

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