‹ Œuvres de F.-B. HoffmanChapitre 19 sur 263 · SUR F.-B. HOFFMAN. XXIX · texte numérisé non relu

SUR F.-B. HOFFMAN. XXIX

» ce qu'il ne comprend pas d'abord. Quant » à moi , je l'avoue , le vague et le ténébreux » me sont antipathiques 5 un nominatif qui » se perd , des relatifs qui s'embarrassent , ï> des amphibologies qui se forment , me » désolent. Je suis persuadé qu'on peut toui) jours dégager une pensée des mots qui la » voilent , à moins que cette pensée ne soit a un lieu commun guindé dans des nuages: » l'auteur qui a la conscience de ce lieu com- » mun n'ose le faire descendre du milieu des ï> vapeurs de crainte qu'il ne s'évanouisse. » (Page 4 de la préface des Mélanges et Poésies ^ t. 22 des Œuvres complètes.)

Yingt autres citations , toutes puisées dans les écrits de M. de Chateaubriand , pourraient me fournir, au besoin , des preuves analogues , et démontrer d'une manière irréfragable que le continuateur de J.-J. ïlousseau et de Bernardin-de-Saint- Pierre , n'a jamais ambitionné d'être le Mahomet de nos ultra- romantiques. Loin de vouloir marcher avec eux dans une fausse route , il a constamment cherché à s'en éloigner. C'est ce que démontrent plusieurs de ses préfaces , dans lesquelles il déclare

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