‹ Œuvres de F.-B. HoffmanChapitre 212 sur 263 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

ADAM, ÈYE, TIRS A, ME AL A , leurs Enfans.

ADAM

Nous approchons de lui, sa voix s'est fait entendre

EVE

Je ressens un effroi que je ne puis comprendre.

MÉALA.

Je frémis.

TIRSA.

En tremblant j'approche de ces lieux.

MÉALA.

Je l'aperçois.

TIRSA.

Il dort. Son sommeil est tranquille.

ADAM

O ciel î comme il est immobile !

EVE

Je frissonne. INIon fils! Abel! ouvtc les yeux. Que vois-je?

ADAM

Quel objet horrible!

MÉALA.

Son front est déchiré.

TIRSA.

Ciel! il est insensible.

TOUS

O ciel! il ne nous entend plus.

EVE

Cher Abel! ouvre la paupière; Reconnais la voix de ta mère.

O mon lils! regrets superflus!

Mon cher Abel ne m entend plus.

TOUS

O ciel! il ne nous entend plus,

ADAM , après un silence.

{A Eve.) {Aux autres.)

Eve, tu perds ton fds. — Vous n'avez plus de frère.

De Dieu le décret s'accomplit, , *

La voilà cette mort que l'ange nous prédit.

TOUS

Dieu!

ADAM

Notre cher Abel va rentrer dans la terre.

TOUS

C'est la mort! grand Dieu! c'est la mort! ADAM.

Ainsi chacun de nous doit terminer son sort.

TOUS

C'est la mort ! ah! qu'elle est affreuse !

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