‹ Œuvres de F.-B. HoffmanChapitre 213 sur 263 · GAIN · texte numérisé non relu

GAIN

A l'enfer tout mon cœur s'est livré.

Des plus affreux remords je me sens dévoré. O Dieu! déchire-moi, rends Abel à sa mère; Et pour prix de ce sang si cher et si sacré , Prends celui d'un indigne frère.

TOUS

C'est la mort! ô Dieu! c'est la mort!

Et c'est la main d'un frère Qui du sang innocent a fait rouffir la terre ! Cher Abel! quel funeste sort!

Ton frère t'a donné la mort.

CAÏN

Quittons ce lieu funeste , Allons finir des jours que je déteste.

Gain n'existe plus pour vous.

Adieu !

MÉALA.

Je te suivrai.

CAÏN

Laisse-moi.

MÉALA.

Cher époux !

Je veux soulager ta misère .

Mes enfans, suivez-moi, consolons votre père.

{Caïiijuit^ sa femme et ses enjans le suivent.)

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