TROISIÈME COUPLET
N-ysA.
Ce dieu, lors même qu'il nous quitte.
De nos souffrances prend pitié , Et laisse près de nous la sensible amitié ,
COMÉDIE. 4o3
Pour nous consoler de sa fuite.
Prête tes charmes à mes \ers, Pour chanter dignement le dieu de l'Univers.
TOUS, excepté Agénor.
Prête tes charmes à mes vers, etc.
BION, à Agénor.
Mais vous ne chantez pas; Répétez avec nous.
AGÉNOR
Je répétais tout bas.
CRA.TÈS, à Bion.
Son humeur dure encor, je pense.
BION
En ce cas, Nysa, recommence.
AGÉNOR, à part.
Rien n'égale mon embarras.
Ce dieu, lors même qu'il nous quitte, etc. BION, à Agénor.
Eh bien! vous êtes plus tranquille.
AGÉNOR
Oui , la voix de Nysa m'a fait un grand plaisir.
BION
Je ne veux point d'ennui dans ce charmant asile, Et quand on vient chez moi , c'est pour se réjouir. Comme bientôt je dois partir,
4o4 BION ,
Je vais tout disposer. Toi , prends soin de notre hôte ; Que partout les plaisirs accompagnent ses pas ; Et si pourtant, enfin, il ne s'amuse pas , Qu'il ne puisse pas dire, au moins, que c'est ma faute. {Il sort; Craies le suit un moment.)