‹ Œuvres de F.-B. HoffmanChapitre 241 sur 263 · AGÉNOR, CRATÈS · texte numérisé non relu

AGÉNOR, CRATÈS

CRATÈS

Eh bien! elle s'enfuit?

AGÉNOR, tristement.

Mais elle m'a rendu.,..

CRATES.

Vos vers , peut-être ?

AGÉNOR

O ciel !

CRATÈS

Ce trait vous était dû.

AGÉNOR

Bion, pour me jouer, s'entend-il avec elle? Quand il parlait d'amis et d' amitié Jidelle , J'ai cru qu'il me raillait,

CRATÈS

Mais , mon cher Agénor, Je l'ai cru comme vous, et je le crois encor.

AGENOR, développant le rouleau.

Dieux! que vois-je? ô surprise extrême ! Cratès, ce ne sont point mes vers qu'elle me rend; C'est Nysaqui m'écrit.

AGÉNOR

C'est elle-même; Des vers tendres.

CRATÈS

C'est différent.

AGÉNOR, Ht.

« Ouvre ton cœur à l'espérance.

» Pour Agénor , l'heureux instant

4o6 BION ,

» N'est pas aussi loin qa'il le pense : » Vive tendresse, amour constant » Ont tôt ou tard leur récompense.

» S'il m'aime bien , s'il est prudent » Autant qu'il me paraît sensible , » H m'attendra , sans confident , » Sous l'ombre de ce lieu paisible.

« Il y recevra le serment » De l'amour qu'il m'a fait connaître.

» Nysa doit ce doux sentiment » Au tendre ami qui l'a fait naître. •• Mon ami , quel bonheur !.

CRATÈS

C'est une illusion.

AGÉNOR

Quoi ! ces vers sont charmans,

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