LU NOTICE
mots Spirituels, qu'on finissait par se ranger de son opinion. Une pareille défaite ne pouvait jamais humilier ses adversaires, car s'ils se retiraient vaincus , ils n'en étaient que plus instruits.
On se rappelle qu'à l'époque où les jésuites menaçaient de reprendre tout leur empire , Hoffman les combattit avec une ardeur infatigable : les coups qu'il leur porta ayant retenti jusque dans les cœurs de leurs partisans, quelques-uns des plus fanatiques crurent l'intimider par des lettres anonymes : il les accueillit avec le plus juste mépris. Cependant l'amitié ne pouvait rester indifférente à toutes ces menaces , dont les plus atroces arrivaient directement de Marseille . Je le sollicitai vivement de quitter Passyj une personne qui avait acquis et qui méritait par ses vertus sociales toute l'estime d'Hoffman , joignit ses efforts aux miens ^ et nous le déterminâmes à venir habiter Paris. Il y continua sa guerre au jésuitisme. Atteint depuis long-temps de nombreuses infirmités , contre lesquelles l'art du docteur Boyer avait souvent lutté avec succès, Hoffman succomba à une atta-