SUR F.-B. HOFFMAN. LUI
que d'apoplexie séreuse dans la matinée du 2.5 avril 1828 , à Page de soixante-huit ans. Le bruit se répandit aussitôt que les jésuites l'avaient fait empoisonner : je puis, à cet égard, témoigner de leur innocence. Sans doute ils ont dû se réjouir de sa mort , mais ils n'ont pas daigné y contribuer manuellement : Hoffman n'était pas roi !
La veille de sa mort il formait encore des projets de voyage ! Obligé de me rendre dans le midi de la France, par suite de la perte récente de mon père ^ j'étais allé lui faire mes adieux. «Aussitôt que je serai rétabli, me dit -il, j'irai vous rejoindre et nous reviendrons ensemble. Ali ! mon ami, quel beau climat vous allez revoir! quel beau ciel vous allez contempler ! » Alors son imagination lui retraçant les images fidèles de tout ce qu'il avait vu dans ces fertiles et riantes contrées , il me les peignit avec le plus poétique enthousiasme. Hélas! j'étais loin de prévoir que ces paroles seraient les dernières que je lui entendrais prononcer et que je le reverrais sitôt ! Dans la matinée du 2.5 avril , je faisais mes dernières dispositions pour partir le soir même