‹ Œuvres de F.-B. HoffmanChapitre 4 sur 263 · SUR F.-B. HOFFMAN. XI · texte numérisé non relu

SUR F.-B. HOFFMAN. XI

Admirateur du talent de madame Saint- Huberti , Hoffman lit pour elle son opéra de Phèdre 5 mais en composant cet ouvrage, il retrancha l'épisode d'Aricie, et n'employa aucun des vers de Racine , par respect pour ce grand poète. Le bailli duRollet ne s'était pas montré si scrupuleux en arrangeant Iphigénie pour la scène lyrique. Lemoine, élève de Gluck et auteur d'une partition d'Electre , fut chargé de la musique de Phèdre. Cet ouvrage, représenté le 21 novembre 17B6, réussit complètement, et quelques journaux n'hésitèrent pas à reconnaître que le style en était supérieur à celui des opéras de Marmontel. Malgré cet éloge, Phèdre ne se trouve point dans le théâtre choisi de son auteur. A la lecture , une lutte avec Racine devenait trop inégale ; d'ailleurs Hoffman avait dès long-temps condamné cet ouvrage à Poubli. Lorsqu'en 1810, l'Académie royale de musique annonça la reprise de la pièce , Fauteur, qu'on n'avait pas consulté , écrivit le matin même de la représentation une lettre dans le Journal de l'Empire , où il fit amende honorable aux mânes de Racine , et déclara que son

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