‹ Œuvres de F.-B. HoffmanChapitre 3 sur 263 · X NOTICE · texte numérisé non relu

X NOTICE

suivante : elle est imprimée ici pour la première fois.

Amis, Apollon nous menace De faire aplanir le Parnasse , Dès demain il doit le saper, El si plat il saura le rendre , Que Sedaine y pourra grimper.

Et qu'il nous y faudra descendre.

En 1 786, on croyait encore que le fauteuil académique ne devait être accordé qu'aux écrivains qui avaient enrichi la langue , ou qui du moins ne Pavaient point outragée , et il faut convenir que , sous ce rapport , Sedaine ne semblait pas appelé à siéger parmi les quarante. Cette considération doit faire pardonner à Hoffman ce que son épigramme peut avoir de trop sévère. Les temps sont bien changés ! Aujourd'hui , Sedaine ne lui paraîtrait pas indigne de s'asseoir au Parnasse-Richelieu. L'auteur du Philosophe sans le savoir f delà Gageure et de Richard y offrirait pour prix de son fauteuil ses succès au théâtre, tandis que tel de ses successeurs n'est connu que par des ouvrages inédits , sur lesquels on a bien voulu lui faire l'avance de son immortalité.

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