‹ Œuvres de F.-B. HoffmanChapitre 59 sur 263 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

NEPHTÉ seule, parcourt leutcmenl le temple.

Palais des dieux, séjour de Tinnocence ,

Ecoutez mes derniers accsns.

Vos portiques sacrés , votre auguste silence D'une sainte terreur saisissent tous mes sens. Hélas! plus que jamais j'ai besoin d'assistance.

Dieux terribles, dieux bienfaisans,

Vous qui protégiez mon e.ifance.

Veillez sur mes derniers momens.

udIR. Kl

O toi, ma plus chère espérance.

Toi pour qui je m'impose un si cruel devoir,

Voici la fin de notre absence :

Ta fidèle Nephté va bientôt te revoir ,

Et tu seras sa récompense.

Et toi, brillant Soleil, immortel Osiris , O redoutable Ammon , bienfaisant Sérapis , Et vous , fleuve sacré , source de l'abondance , Divinités des mers , de la terre et des cieux , Augustes déités, que l'univers encense , ,

Sur ce temple jettez les yeux , Et recevez les vœux de l'innocence.

42 NEPHTÉ.

Et toi qui d'un époux sus venger le trépas , Isis, puissante Isis, ô terrible déesse, Nos destins sont pareils; guide, guide mes pas, Et chasse de mon cœur un reste de faiblesse.

O Séthos , ô mon seul espoir ,

Voici la fin de notre absence.

Ta fidèle Nephté va bientôt te revoir,

Et tu seras sa récompense.

Amédès vient à moi. Je tremble ; justes cieux , Effacez de mon front tout funeste présage; Cachez-lui mes desseins : donnez -moi le courage De tromper sa tendresse, et de feindre à ses yeux,

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