SCÈNE IX
Les Paécedens , CORADIN.
coRADix , arrive furieux.
Eh quoil toujours des cris qui percent jusqu'à luoi ? Alibour, est-ce ainsi qu'on observe ma loi?
LA. COMTESSE
\ons vous plaignez : c'est moi que l'on outrage, Sans respect pour mon nom ni mon rang...
EUPHROSINE
Ni votre âge.
LA COMTESSE
Et j'en accuse...
CORADIN
Qui?
LA COMTESSE
Ces trois femmes, et vous.
CORADI>f.
Quoi! la comtesse aussi vient tenter mon courroux?
LA COMTESSE
Au mépris de l'hymen dont vous m'aviez flattée,' Tous aspirez à d'autres nœuds?
CORADIN
Moi j'aspire à des nœuds?
LA COMTESSE
Elle s'en est vantée.
CORADIN
Quoil vous avez osé?
EUPHROSINE
Je dis ce que je veux.
EÉONORE.
Ma sœur, je tremble...
EUPHROSINE
Moi, j'espère.
ALIBaUR.
Gela va mal.
EUPHROSINE
Cela va bien.
ALIBOUR
Je crains beaucoup.
EUPHROSINE
Je ne crains rien.
CORADIN
AU ! c'est trop m'insulter et braver ma colère.
EUPHROSINE
Mes chères sœurs , laissez-moi faire :
Malgré ce terrible courroux, Coradin sera mon époux.
LA COMTESSE
Seigneur, vengez-moi, vengez-vous,
Je me ris de votre menace.
EÉONORE , LOUrsE, ALIBOUR.
Dans mon cœur toul mon sang se glace,
84 EUPHROSINE
CORADIN
Juste ciel ! quel excès d'audace !
LA COMTESSE
Frappez ! punissez son audace !
CORADm. ALIBOUR à Euphrosine.
Tremblez, redoutez mon couiToux. Craignez d'irriter son courroux. EUPHROSINE.
Malgré ce terrible courroux , Coradin sera mon époux.