‹ Œuvres de F.-B. Hoffmann (volume 2)Chapitre 102 sur 269 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

INA, ARIODANT

ARIODANT

Ne craignez ried : ils s'éloignent de nous, le silence à succédé à leurs chants.

INA

Ariodant , ]urez-moi que voui nV^z point à ce rendez-vous fiineste.

ARiaDANT

Je fei^i tout pour vous, hors te qui peut me ^S'honorer.

ÎNA.

Préjugé barbare! vous obéissez à la voix d'un ennemi plutôt qu'à celle de votre amaMe.

ARIODANT

Je n^attaque jamais , je ne provoque personne ^ peut-être oublierais-je une offense; mais quand vous êtes outragée , dois-je le soufûir lâchement

INA

Othon me fait trembler, il est capable de vous at^tirer dans un pîége.

ARIODANT

Quelque chose qu'il arrive ^ j'aine mieux mourir regretté que de vivre in^gne de vous.

INA

Vous courez à une perte certaine.

ARIODANT

Ne pleure pas, chère Ina; je confondrai mon indigne rival. Un amant est bien fort quand il est sûr du c<»ur de sa maîtresse.

la.

i8o A&iODAirr,

INA

Qnoi ! si mon père consent à noos mûr, ta quitteras Tautel de Thyinen pour le plaisir d'égorger un rival?

AUODANT.

Qneile pitié vous inspire mon cruel ennemi?

INA

Tu sais que je le déteste ; mais je crains un malhenr. Laisse-moi parler à mon père, et contente-toi, dans ce jour, de ce titre d'époux que nous devrons depuis si long-temps.

ARIODANT

Le titre d'époux ne m!imposera que mieux le devoir de vous venger.

DUO

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