IKA
Arrête , cber amant , arrête ; De ces lieux ne t'écarte pas :
Pois-je aller me montrer au milieu d'une fête , Quand mon amant va courir an trépas ?
ARIODAin'.
Chère Ina , calme tes alarmes , Que mon sort ne t'afflige pas :
Je brave le danger; il a pour moi des charmes ^ Quand pour l'amour je m'expose an trépas.
INA
Fatal honneur !
ARIODANT
Brillante gloire (
INA
Ah ! je ne vois que ton danger.
ARIODANT. INA
Pois-je douter de la Tictoire^ Fatal honneur ! fimeste gloire l
Quand je combata pour te Tenger? Moi ^ je ne Tob que ton danger"
DRAME. l8l
INA
Poîsqae lien ne fléchit ton âme, Ya donc où rhonnenr te conduit.
ARIOBANT.
O toi ! cher objet de ma flamme !
Anime Fespoir qui me luit.
Que veux-tu?
ARIODANT
Pour (p'un doux présage Vienne encor rassurer mon cœur, Que de toi je reçoive un gage De mon triomphe et mon bonheur.
INA
Qu'exiges-tu?
ARIODANT
Ton cœur balance?
INA
Non, je tremble.
ARIODANT
L'heure s'avance, Daigne au moins armer ton vengeur.
( // lui présente son épée.) INA , prend Vépée. Cher amant, ton courage a passé dans mon cœur« {Elle détache un nœud de ruban qu'elle aidait sur le sein, et rattache à Vépée.)
ARIODANT, à genoux^
Dieu! que vois-je ? quel doux présage !
INA , lui rendant Vépée.
De ma tendresse prends ce gage.
ARIODAlïT.
Ma chère Ina, c^est le premier.
|8a ARIODANT^
Peut-être, hélas! c^est le demieiVw
ARlODÂiïT tenant l'épie. INA.
C'est le signal de h nctoire , FMal honneur! funeste gloire I
Mon bras est sûr de te yengcr. Âh ! je ne ne Tois que ton d^^er.