‹ Œuvres de F.-B. Hoffmann (volume 2)Chapitre 110 sur 269 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

ABIODAKT , amI.

Qa'îl est doux, qu'il est beaa d'avoir à venger ce qu'on aime! Un noble orgueil s'empare de mon âme; soil que je triomphe, on que je soccombe , le bonliear on la gloire sera mon partage. Si je vis, j'anrai dé* fiendn mon amante , je fad consacrerai des jours qui n'ont de prix qae par elle. Si je meurs, les larmes de la beauté couleront sur ma cendre. O nuit ! ^ te confie mes douces pensées.... Chère Ina , puissent les vents qui agitent ce feuillage, te rapporter les derniers voeux que je fais pour toA bonheur!

Amour, amour, â je succombe ^ Fais qœ mes vœux soient exaucés ; Que Tim élève ici ma tombe.

Et que ces mots y soient tracés:

An cher objet de sa tendresse , 11 était près d'unir son sort , Biais il mourut pour sa maîtresse , Et fut aimé jusqu'à la mort.

Oui, chaque jour celle que j'aime

Lira ces mots , soupirera ;

Ah ! si j'en juge par moi-HEDème ,

Avec douleur elle dira :

Le cher objet de ma tendresse

Ici pour moi finit son sort ;

S'il dût mo^irir pour sa maîtresse 4

Je dob l'aimer jusqu'à la mort.

bRÀMEt l^k

Page 1