‹ Œuvres de F.-B. Hoffmann (volume 2)Chapitre 156 sur 269 · LÉO · texte numérisé non relu

LÉO

Je pouitais me dispenser de vous le prouver, je vous le dis, et vpus d^evez m'en croire. L'homine puissant ne s'abaisse point jusqu'à la feinte ^ et il dé*

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daigne de mentir quand il peut commaoïâer.Oui, je^ vous aijQoie* Nos familles se haïssent depuis plus de deux siècles; dès que j^eus l'âge de raison, on me fit jurer de garder jusqu'à la m(H*t cette haine héréditaire : je ¥0us viSf et je faussai mon serment. Dès ce jour je ne cessai de penser à vous, c'est-à-dire aux moyens de vous posséder. Je voulus éteindre le flam-beau de la guerre; je descendis jusqu à demander la paix à votre père que j'ai vaincu. Votre main devait être le gage de notre amitié , le fruit de mes victoires. Il osa me refuser, moi , Léon. Il m'eût été trop facile de me venger de lui , mais vous pouviez m'échapper,

je pris d'autres mesures le reste Vous est connu.

Enfin vous êtes en mon pouvoir, et malheur au téméraire qui vous chercherait dans ces lieux! ceux que j'ai vaincus par le seul désir de la gloire, ne doivent point espérer de me trouver plus faible , quand j'ai à défendre une si riche proie.

LAURE

Unie proie, juste ciel! espérez-vous posséder ce que vous arrachez par un crime?

LÉON. '

Un crime? oui, belle dame, si l'on m'attaque, si je succombe , je serai le plus criminel des hommes : si je triomphe , comme je l'espère , soty^z sôre qu'on se cachera pour m'accuser.

LAURE

Eh bien , moi , faible femme , victime de votre fureur, je vous accuse devant le Dieu qui m'entend , devant vous-même.... Parlez, de quel droit m'avezvous arrachée à mon père? de quel droit avez-vom

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