‹ Œuvres de F.-B. Hoffmann (volume 2)Chapitre 155 sur 269 · L£ON · texte numérisé non relu

L£ON

que j'aurais été privé long-temps du plaisir de vous y voir.

VENERANDE.

Plût au ciel qu^elle n'eût jamais vu ce lieu maudit!

LÉON à Yénéranae.

Bonne dame, vous aimez votre maîtresse, sans doute?

• VENERANDE.

O ciel! il faut bien que je Faime, puisque je sais enchantée d'être même ici , pour la consoler et la servir.

LÉON

Eh bien , donnez-lui une preuve de votre attachement.

YENERANDE.

Laquelle?

LÉON

C'est de vous taire , et de ne point m'interrompre^ car s'il vous échappe une parole , vous êtes séparée d'elle pour la vie; retenez bien cet ordre, je ne le répéterai pas.

LAURE

O ciel , à qui m'as-tu livrée? à quelles mains m'astu confiée?

LÉON

Aux mains d'un homme qui vous aime , et qui n'a jamais connu de bornes à ses désirs, ni d'obstades à sa volonté.

LAURE

Vous m'aimez ? vous !

Page 1