‹ Œuvres de F.-B. Hoffmann (volume 2)Chapitre 162 sur 269 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

LES PRÉCEDENS. ( On relève la serUineUe. )

VENERANDE.

Vous VOUS attendrissez , ma chère maîtresse , vous affaiblissez votre courage; il vous en faut pour repousser ce monstre qui va revenir près de vous , comme un noir vautoui* qui veut dévorer une blanche colombe. Faites comme moi; tournez vos yeux et votre esprit.... (Elle va près de la griUe comme pour regarder la lune et elle s'écrie) : Dieu que voîs-je!

LAURE

Ma bonne i

y£N£ilAND£;ijlu8 bas.

Mademoiselle , . mâdémbiselle*....

LAUttE.

Eh bien?

YENKRANDE.

Sstrce uD M^pge? une.ertéûr?

lAURE.

Quoi donc? explique^ldî.

VENËRANDË , avec mystère.

Voyez, voyez, c'est lui.

LAURE

Que veux-tu dire?

VENERANDE.

Là bas , ce garde , ce soldat , c'est luit

LAURE

Alhl je me meurs,

LOUIS vêtu ea garde, derrière la grille.

Silence.

SPAIO,

{PendàiU la ritournelle, Laure ^readses saui pm à peu , puis, i^s se fégùfàent tous tro's sans proférer une parole. Louis est à son poste; Laure du c6té opposé, près de la table ; Vé- 9érande au milieu ,, et entre eux. )

LAURE, à part.

-Doux moment ! troid»le extrême !

Est-ce un songe imposteur?

Non , c'est lui , c'est lui-même , Je le sens à mon cœur.

VENERANDE , à part.

O divine puissance Tu ne trompes jamais !

Bénissons ta clémence , Respectons, tes décrets..

28o LÉON ,

LOUIS Y à part.

Mon cœur Bat \ il s'agite , Et frémît tour à tour :

Je le sens , il palpite , Et de ,q;,ainte et d^amour.

( Véneranâe,.(jui *èsi au milieu , passe la parole à l'un et à Vautre ', parce qu 'ils n 'osent parler haut. )

LAURE

Cher amant.

' VENERÂNDE y à gauche.

Cher amant.

LOUIS

Chère Lanre , silence !

VE19ERANDE ^ à droite.

Chère Lanre , silence !

( Laure veut s 'approcher de Louis. )

LOUIS

O ciel ! n'avancez pas.

VENERAlïOE.

o ciel I n'avancez pas.

(^Laure se remet.)

LOUIS

Espérance!

VEKERANDE.

Espérance !

On écoute.

LOUIS

VENERAin)E.

On écoute.

LOUIS

Et la moindre imprudence,

VEKERANDE.

£t la moindre imprudence ,

LOUIS

A pour prix le trépas.

YENEBANDE.

Causerait son trépas.

LAURE

Moi , causer son trépas !

Silence !

VEI9ERAia)£.

Silence !

LOUIS

Silence !

YENERAimE.

Ne nous trahissons pas.

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