LAURE, VENERANDE, FERRANT, LOUIS
derrière la grille^ FERRANT , à Louis.
Soldat , à votrç poste.
LAVRE, eatnnl.
C'est lui!
]>RAME« 3o5
VENERÂNBE.
Contraignez-vous. -^
FERRANT
Ici, VOUS n'entendrez pas le tapage, et yous ne courrez aucun risque.
LONGINO , sortant de la cbambre.
Dis donc. Ferrant, qu'est-ce qu'on fait là-haut?
FERRANT
(Iljerme la grille,) On se bat, tais-toi.
LONGINO.
Qui est-<:e qui est le plus fort?
FERRANT
Vas-y voir.
tONGINO.
Non pas , que je sache.
FERRANT
MesdasMUf je vous répète la consigne. Il vous est
défendu de dire un mot à ce soldat , et s'il osait vous
parler ou vous répondre , il ne lui en arriverait jpas
moins que d'être..... '^
LONGINO.
J'entends.
YENERANDE.
Nous savons ce que nous devons attendre de vous.
FERRANT , bnuqacment.
Vous ne savez pas tout, dame Yénérande. Adieu. Toi, suis-moi.
A la bataille?
FERRANT
Prends ce panier , ces bouteilles , et sois-moi.
THÂATRB. T. IL a*
3o6 LÉONt
LONGINO.
Pour les remplir?
FËRRâî^T, durement
Marcheras-tu?
LONGINO.
À la bonne heure ! quand on parle poliment , je fais ce qu'on veut.
{Il prend le panier et les bouteiUes , et sort avec Ferrant^