REINE, LOUISE
LOUISE
[a cousine , nous serons donc seules à souper?
REINE
Mais selon toute apparence. f
LOUISE
N'est-il pas vrai que c'est bien triste?
REINE
Est-ce que vous aimeriez mieux qu'il y eût quelqu'un avec nous ?
LOUISE
Oh ! quelqu'un , c'est i savoir.
4oO * LES REKDEZ-VOUS BOUEGEOlâ^
REINE
D y a donc dgs personnes que vous préféreriez?
LOUISE
Ce n'est pas de moi que je parle , ma cousine; c'est de vous.
REINE, fièrement
De moi!
LOUISE
Mais oui, si vous vouliez qu'il y eût q[Uelqu'nn, moi je voudrais aussi.
REINE, de même.
Et sur quoi jugez-vous que je le veuille?
LOUISE
Je ne juge pas , ma cousine : je dis cela comme çà, sans conséquence.
REINE , ▼ivement.
Voyons , voyons , répondez.
LOUISE , à put.
Ah ! quel ton sec et dur!
REINE
Si par exemple un jeune homme
LOUISE , à part.
Un jeune homme! *
Aimable et bien fait....
LOUISE ^ à part.
Ah ! mon dieu ! elle connaît Charles.
REINE
Venait me voir et restait à souper, dites, Louise, que penseriez-vous?
LOUISE souriant.
Je penserais que c'est votre bon ami.
REINE y sévèrement.
Mon bon ami ! et vous croyez que j'ai un bon ami?
LOUISE y avec crainte.
Je ne crois rien , ma cousine. (A part.) Ah! mon dieu ! Charles ne viendra pas.
REINE, se radoucissant.
Vous oseriez donc recevoir un bon ami dans Fabrsence de votre oncle?
LOUISE , à part.
Elle veut savoir mon secret.
REINE y vivement.
Répondez donc.
Non, ma cousine, je ne le recevrais pas. (A part.) Oh ! comme elle est méchante !
REINE, à part.
Pas moyen de lui faire entendre raison.
LOUISE
Nous souperons donc seules?
REINE, durement.
Oui!
LOUISE , à part
Tant pis!