‹ Œuvres de F.-B. Hoffmann (volume 2)Chapitre 218 sur 269 · SCÈNE XII · texte numérisé non relu

SCÈNE XII

LES PaiCÉDENS, JULIE.

JULIE, à part

Elles se boudent , je vais les raccommoder. ( Bas à Reine.) Eh bien! mademoiselle?

REINE , à JuHe.

C'est une sotte.

THBATUU T. II* ^^

4o2 LES RENDEZ- VOUS BOUEGEOIS,

JULIE, à Reine,

Faites toujours venir ce monsieiir, je me charge de

tout.

REINE

Vrai?

JULIE, trè»>bas.

Je VOUS en réponds; mais qu'il ne se montre pas avant le souper.

REINE

Bon!

JULIE , bas à Louise.

Eh bien ! elle ne veut pas ?

LOUISE, de même.

. Hélas ! non. Le pauvre Charles va s'enrhumer.

JULIE, ât même.

Allez le faire entrer, j'arrangerai tout cela.

LOUISE

Bien sûr?

JULIE, très-bas.

Mais qu'il se cache jusqu'au souper.

LOUISE

Ah! que je suis contente!

JULIE , baaL

Mesdemoiselles, il me vient une bonne idée; tandis que monsieur soupe joyeusement à Paris , si nous faisions un petit souper gai , pour nous consoler de

son absence?

REINE

C'est bien vu.

Très-bien vu.

JULIE

Laissez-moi disposer cela , vous serez contentes.

OPÉRA- FOUFFOIt, 4o3

REINE

Fais ce que tu voudras.

LOUISE

Tout ce que tu voudras.

JULIE, bas à Reine.

J'ai cru voir quelqu'un sous le berceau près de la petite porte.

REINE

C'est César.

JULIE) bas 4 Louise.

J'ai VU un beau jeune homme près de la haie du verger.

LOUISE, bas.

C'est Charles. Il a passé par le trou.

REINE

Julie, je te laisse; songe à notre petit souper.

LOUISE, bas à Julie.

Charles aura bon appétit.

REINE, bas à Julie.

Il faudrait un peu plus de bonne chère.

Ne craignez rien, mesdemoiselles; il y en aura pour tout le monde.

{Reine sort d'un càté, ci Louise de Vautre,) SCÈNE XIU.

JULIE , seule.

Ah! mes chères maîtresse^, nous n'avons rien à nous reprocher, et quand je veux bien servir vos amours , vous voudrez bien être indulgentes pour les miens. Oh! le joli petit souper que nous allons faire!

4o4 l^S RENDEZ-VOUS BOUEGEOIS ,

Vive Tamour et la gaîté !

Plus de soucis , plus de tristesse !

Plus de froideur , plus de fierté !

Un bon souper bien apprêté, Des cœurs unis par la tendresse.

Vive Tamonr, etc.

Ah ! quel joli moment, Amour , tu nous prépares !

Point de Bertrand , Le père absent , Chacune son amant :

Oest bien dommage assurément , Que ces momens-là soient si rares.

Vive Famour, etc.

J'entends mademoiselle Louise , allons nous occuper du petit repas. {Èlie sort,)

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