SCÈNE XXIIL LES PRÉcÉDENs, DUGRAVIER, BERTRAND
DUGRAYIER , fort ^mii.
Ah! nous sommes en sûreté!
BEINaË.
Qu'avez-vous, mon père?
JULIE
Qui vous a forcé à revenir si vite ?
DUGRAVIEK.
Demandez à Bertrand.
BERTRAND
Dam'! c'est que nous avons. fait une rencontre, et monsieur qui a eu peur, s'est sauvé ici.
DUGRAVIER.
Dis donc que c'est toi qui as voulu revenir.
BERTRAND
Toujours est-il que vous avez tourné le dos et galopé jolinaent.
DUGRAVIER.
C'est ma maudite jnment qui a rebroussé chemin malgré moi.
La pauvre béte avait un pressentiment.
DUGRAVIER.
Mes enfans , je veux me reposer, laissez-moi.
REINE , à part.
Dieu, comment va-t-il sortir?
LOUISE, à part.
Et le pauvre Charles , où est-il?
JULIE
Monsieur, vous soùperez au moins?
DUGRAVIER.
Je n'ai point d'appétit: par grâce, mes enfans, retirez-vous.
4l6 . LES RENDEZ-VOUS BOUBGEOIS,
LOUISE
Mais, mon oncle
DUGRAYIER.
Point de mais ! allez souper, coachez^-YOus'i et surtout enfermez-vous bien.
REINE, à pvL
O ciel! que deviendra-t-îl?
DUGRATIEB.
Eh bien! m'entendez-vous?
Bon soir, mon père !
LOUISE
Bon soir, mon oncle ! {EUes ne bougent pas.)
DUGRAYIER.
Bon soiri bon soir!
JASMIN y sons U table.
Comment, bon soir!
JULIE, à part.
Heureusement que Jasmin n'est point venu.
DUGRAYIER.
Sortes donc. {Il les pousse, ei^ ferme la porte.) Bertrand , ferme aussi cette porte et prend la clef.