‹ Œuvres de F.-B. Hoffmann (volume 2)Chapitre 226 sur 269 · SCÈNE XXIIL LES PRÉcÉDENs, DUGRAVIER, BERTRAND · texte numérisé non relu

SCÈNE XXIIL LES PRÉcÉDENs, DUGRAVIER, BERTRAND

DUGRAYIER , fort ^mii.

Ah! nous sommes en sûreté!

BEINaË.

Qu'avez-vous, mon père?

JULIE

Qui vous a forcé à revenir si vite ?

DUGRAVIEK.

Demandez à Bertrand.

BERTRAND

Dam'! c'est que nous avons. fait une rencontre, et monsieur qui a eu peur, s'est sauvé ici.

DUGRAVIER.

Dis donc que c'est toi qui as voulu revenir.

BERTRAND

Toujours est-il que vous avez tourné le dos et galopé jolinaent.

DUGRAVIER.

C'est ma maudite jnment qui a rebroussé chemin malgré moi.

La pauvre béte avait un pressentiment.

DUGRAVIER.

Mes enfans , je veux me reposer, laissez-moi.

REINE , à part.

Dieu, comment va-t-il sortir?

LOUISE, à part.

Et le pauvre Charles , où est-il?

JULIE

Monsieur, vous soùperez au moins?

DUGRAVIER.

Je n'ai point d'appétit: par grâce, mes enfans, retirez-vous.

4l6 . LES RENDEZ-VOUS BOUBGEOIS,

LOUISE

Mais, mon oncle

DUGRAYIER.

Point de mais ! allez souper, coachez^-YOus'i et surtout enfermez-vous bien.

REINE, à pvL

O ciel! que deviendra-t-îl?

DUGRATIEB.

Eh bien! m'entendez-vous?

Bon soir, mon père !

LOUISE

Bon soir, mon oncle ! {EUes ne bougent pas.)

DUGRAYIER.

Bon soiri bon soir!

JASMIN y sons U table.

Comment, bon soir!

JULIE, à part.

Heureusement que Jasmin n'est point venu.

DUGRAYIER.

Sortes donc. {Il les pousse, ei^ ferme la porte.) Bertrand , ferme aussi cette porte et prend la clef.

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