SCÈNE XI
LES PRÉGÉDEITTES , ÂSTIOCHE.
ASTIOCHE.
AIR : Ah ! monseigneur ! ah ! monseigneur !
Ah ! je me meurs ! ah ! quel tourment !
Ah ! maudit; soit notre serment !
Jusqu'à présent j'ai résisté ,
Jugez ce qu'il m'en a coûté :
Mon mari ne fait que pleurer.
Et dit qu'il faudra l'enterrer.
Le cher homme est si caressant ,
Et son amour est si pressant!
Je le voyais à mes genoux.
Il me disait d'un ton si doux
Qu'il se donnerait le trépas
S'il ne possédait mes appas (i).
(i) Dans tontes les pièces de théâtre, il est question de posséder des appas , des charmes , etc. C*est la phrase banale des amans qni vont te marier. Aslioche serait-elle plus dangereuse en appas que toutes les héroïnes de cnmëdie? Je n^aurais jamais cm que les appas d*Astioche Casent plus d'impression sur les scrupuleux que ceux de la Vénus de Jtlédicis.
52a LISISTEATA ,
LISISTRATA.
O ciel! qu'osez-vQos dire? vous, Astîoche?àvotre
ASTIQCHE.
A mon âge ! et c'est justement à mon âge qa'on n'a plus le temps de qpereller un mari. Je sais tendre, voyez-vous^ et depuis le retour du cher homme, je me sens vive <:omme uue fille de quinze ans.
LISISTRATA.
Voyez cette jeune femme > elle a plus de courage que vous.
ASTIOCHE.
Cela se peut bien j mais, est-^e aussi tendrement aimée!
LISISTRATA.
Patientez au moins jusqu'à la fin du jour.