‹ Œuvres de F.-B. Hoffmann (volume 2)Chapitre 263 sur 269 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

CARITE, LISISTRATA.

LISISTRATA.

Ma chère Carite , qael beau jour pom^ moi! mon projet a réussi au-delà de mes espérances. Les pauvres maris, rebutés parleurs épouses, parcourent b ville comme des insensés , se demandant les ans aux autres quel crime attire sur eux la colère des dieux et des femmes. Je jouis, de leur douleur, de leur désespoir, de leurs plaintes ridicules : oh! mon triomphe

est à son comble.

CARITE

Et votre époux !...

LISISTRATA.

n n'est point encore de retour ; il igpsore tout , je Vattends; vous sentez bien , ma nièce , que moi qui ^ inventé le projet , ourdi la trame , conduit la conspiration , je me signalerai de même par la noblesse de ma résistance et l'inflexibilité de mon caractère. Jfl^is; vous , Çarite , avez-vous vii votre époux ?

CARITE

Oui, ma tante , et grâce au ciel il m'a quittée , car |e commençais....

LISISTRATA.

Comment?...

Rassurez-vou3 , je n'ai rien dit, rien fait de contraire à mon serment , et le ciel, qui a bien voulu me protégei^ m'a donné, je ne sais comment, une force qui m'étonne encore.

LISISTRATA.

A la bonne heure ! Maintenant , je vous reconnais pour ma nièce.

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