LES FEMMES
Et nos sermens?
MÉRION.
Vous en êtes dégagées.
ASTIOCHE.
O dieux ! serait-il vrai?
Vous avez juré d'être cruelles jusqu'à là paix, eh bien! apprenez que ce' n'est point une trêve que je
THÉÂTRE. T. U. 3i
53ô LISISTRATA, •
viens vous annoncer, mais une paix, signée, conclue, parfaite et solide.
TOUTES LES FEMMES
Dieux !
MÉRION.
Oui, la paix est faite, vous dis-je : je voulais difiFérer de vous l'apprendre; mais je vois combien il estim^ portant pour vous de le savoir.
LISI6TRAXA.
O mon ami , comme cette paix vient à propos !
MÉRION.
Mesdames , remercions le ciel de ce qu'il ne vous a pas laissé le temps d'être parjures ; mais ne jurez plus.
TOUTES LES FEMMES
Oh ! jamais ! jamais !
{Les femmes se mêlent aux guerriers et chantent. )
CHŒUR GET^ÉtlÂL.
AIR : Chantons Vhymen, chantons V amour.
Chantons la paix , chantons rameur ; Que tout s^anîme en ce beau jour !
Chantons la paix , chantons Pamour, Tous les plaisirs sont de retour.
LISISTRATA.
Pardonnez à vos femmes.
Un serment indiscret...
MERIOÎY.
Nous savons que ces dames N'ont juré qu'à regret
CHŒUR
Chantons , etc.
ASTIOCHE.
Cette paix-là me rajeunira de dix ans!
MÉRION.
Allons tous au temple en rendre grâces aux dieux! Pallas fit notre gloire , que Minerve fasse notre bonheur.
lisistrâtâ.
AIR : du Temps.
DW vainqueur rôn chante la gloire ; Mais que Ton aime le guerrier Qui , dans le champ de la victoire , Fait croître et fleurir l'olivier !
Si son bras étonnait la terre , Ses mains la couvrent de bienfaits...
Honneur à qui fait bien la guerre , Amour à qui fait bien la paix !
CHŒUR
Honneur, etc.
FIÎÏ.