‹ Œuvres de F.-B. Hoffmann (volume 2)Chapitre 36 sur 269 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

;r£NNI» seule.

Plus d'espoir ! le crime triomphe; le généreux effort des opprimés n'a servi qu'à grossir le nombre des victimes. Et que peuvent des femmes, des enfans timides contre la scélératesse armée de la puissance? C'en est fait, il faut renoncer à l'espoir de sauver ce que j'aime; il faut renoncer au bonheur, à la vie , à tout. Le sommeil et la débauche assoupissent nos bourreaux : le sommeil! il en est donc pour euxi Mais bientôt ils vont s^éveiller, et la nature sera en deuil. Bientôt la vertu, l'innocence, Yilliam, enfin, mon cher Yilliam , sera livré à leur fiirenr!

Il va périr ; tout ce que j'aime Va m'étre enlevé sans retour* O supplice ! ô douleur extrême !

Vœux impaissans! funeste jourl (^0

Il va périr ; celui que j'aime Va m'être enlevé sans retour.

Tyran cruel, viens m'égorger moi-même; Mais épargne du moins l'objet de mon amour.

O nuit ! ne hâte pas ta course ; Chaque instant écoulé redouble mou effroi; Dieu clément , ta justice est ma seule ressource :

Puissent mes cris pénétrer jusqu'à toi ; Protège mon époux ; rends^le moi , rends-le moi.

Il va périr, etc.

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