SCÈNE TI
JEXM, KIRK, NORTON, Soldats.
KIBK.
Eh bien! tout est-Sl prêt pour le supplice?
NORTON-
Oni , seigneur, et Ton n^attend fhas que vous.
KIRK
ftlarchons , déHyrons-noos de ces misérables.
{Lts soldais se rangtni près de Kirk.) NORTON.
Seigneur, daignerez-^ous m^entendre ?
KIRK
Que voulez-vous?
NORTON
Les hommes que vous voulez faire périr ne sont pas ceux dont il soit plus pressant de se défaire.
KIRK
Auriez'vous pitié de ces scélérats?
NORTON
Jamais de pitié pour eux, seigneur; mais il est dans le canton un scélérat qui doit nous inquiéter davantage. Il n'est point arrêté encore ; et sa mort serait bien plus importante à notre tranquiUité.
KIRK
Qui donc?
BRAME. 6l
NORTON, ifcc force.
Toi!
{A ce moi les soldais se jettent sur Kirk et le désarment)
KIRK
Qu'entends-je?
NORTON
Ouï, toi, monstre!
JENNI
Quevois-je?
La joie de Jenni et son étonnement, la fureur de Kirk, les soldais qui le saisissent^ V attitude de Norton, tout cela doitjaire un tableau, sur lequel on reste un
. moment.
KIRK
Âh! je suis trahi.
NORTON
Va, monstre, la révolution est faite, et ton sup~ plice .va nous venger. Entrez , mes ami^ , accourez , le tigre est dans les fers.
> LES PRÉcÉDENs, VILLIAM, MELFONT, Peuple.
TOUS
Justice !
VILLIAM.
Ma Jennî!
JENNI
Mon époux! {fis se tiennent embrassés.)
NORTON
Tu te t^s , monstre ; la terreur est retombée dans ton ânie. Contemple la joie de ce peuple , et que notre, bonheur soit ton premier supplice. Soldats, qu^on Tentraîne, qu'il soit puni, mais jugé, et quHl sente enfin le poids de cette justice qu'il a toujours outragée.