‹ Œuvres de F.-B. Hoffmann (volume 2)Chapitre 44 sur 269 · SCÈNE PJVEMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PJVEMIÈRE

ALEXANDRINE , seule.

Que de maux, que de chagrins nous cause une première faute! J^ai quitté mes parens pour suivre celai que j'aime : cachée comme une coupable, dans une maisop étrangère, il faut q^^ j'évite iws les rer gards, dans la crainte d'être reconnue. Je ne vois pas même assez souvent celui pour qui j'ai fait t^nt d^ sa^* ciifices. Âh! jeunes filles, jjeunes fiUeâ!....

COVPZJETS.

Lorsque vous verrez wï amant Vous regarder dixm air bien tendre, Si vous ne fuye^ promptement , Le séducteur va vous surprendre :

Aux ^Gçens d^ sa douce voix Craignez que votre cour réponde^ Qui fléchit la première fois , Tombe tout-^à-fait la seconde.

Fuyez sm'-tput Poccasion , Sans trop con>pter sur la sagesse.

Hélas ! trop de pré$on(iptîan Prouve souvent trop de faiblesse.

Quand Linval m^ offrit son amour, Je fis la fière , Pindiscrète ; * Je parlai trop le premier jour j Le lendemain je fus muette^

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Mais à quoi bon se tourmçntei^f Poiir résister à la tendresse?

L^ Amour sait toujours nous dompter^ Et trop heureux le cœur cpi^il blesse!

Les accens de sa douce voix Triompheront de la plus fière ; Ah ! s'il faut aimer une fois • Autant vaut aimer la première.

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