‹ Œuvres de F.-B. Hoffmann (volume 2)Chapitre 48 sur 269 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

' " Isabelle , seule et assise.

Quelle est ma destinée! Malheureuse èondltion des femmes ! on m^arraiche à ma famille , on me sépare de rhomme qui seul pouvait faire mon bonheur, pour me conduire dans une. maison étrangère, et me marier sans mon aveu ! ( EUe se îè^e, )

' O toi que j^abandonne A tel* trîsles regrets, Trop cher amant ! psrdonae Les maux que je te iais !

Quand on va me contraindre A te désespérer, Je suis hièn plus à plaindire , Et je n'ose plenr^.

Toute espérance m'est ravîe , Moment fatal 1 jour de douleur!

Celai qui dut charmer ma vie , Celui qui possédait mon cœur , Il faut qae je le Sacrifie , Et que je signe son malheur!

O toi , fetc.

Non , non jamais , non , de mon âme , Ses traits ne pourront s'effacer ; A l'objet d'une douce flamme ]yion cœur ne Sâ^^t renoncer ; L'autorité , ni la colère , Ne peuvent rompre un nœud si beau :

Un Seul mortd a su me flaire ; Il me plaira jusqu'au tombeau.

Ils vont rentrer; ah! cachons mes larmes , et reti-

7^ LE JOCKEI,

rons-DOns. Je ne sais plus quelle est la chambre qa^OD me destÎDe.... je crois que c'est celle-ci... voyons.... {EBe veut oumirla porte de la chambre ffjUexandane.)

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