SCÈNE IX
LINVAL^senl
Eh bien , ne voilà-t-il pas que j*ai accepté , sans rien dire; et que deviendra ma chère Alexandrine? l'abandonner, 6 ciel! mais c[ue faire? Gomment résister? Mon oncle va me presser, je n'aurai pas le courage de désobéir, je suis perdu.
jiOJtTjiircjs»
II faut quitter ce que j^adore l Adieu plaisir ! adieu bonheur !
Aujourd'hui , je vous goûte encore , Demain , vous fuirez de mon cœur.
Séparons-nous ^ trop douce amie , Reçois mes adieux en ce jour ; Mais conservons , toute la vie , Le souvenir de notre amour.
Ne me montre pas tes alarmes ; N^a joute pas à mon malheur, Ne m'affaibli^pas par tes larmes, «Tai bien assez de ma douleur.
S^il faut que notre cœur oublie La peine qu^il sent en ce jour; Qu^il garde au moins , toute; la vie,y Le souvenir de notre amour..
Un jour, sur un lointain rivage , Sans espérance et sans repos , Je n^aurai plus que ton image Pour me consoler de mes maux ;
86 UE jocnn.
Alors , loin de ma douce amie , Je répéterai chaque îoar :
Je lui garde , tonte la vie , Ce cœor que lui donna ramoor.