‹ Œuvres de F.-B. Hoffmann (volume 2)Chapitre 6 sur 269 · WILLIAM · texte numérisé non relu

WILLIAM

Sai$~tu le nom de ce barbare?

MELFONT.

On le nomme le colonel Kork.

VILLIAM.

Kirk ! ah ! tout est perdu !

JENNÏ.

Vous connaît-il?

VILLIAM.

Non; n^àis son af&éuse réputation ne m'est que trop connue : malheur à la terre tant qu'elle nourrira un pareil monstre !

MELiî'ONT.

On lui a dit que des ennemis de l'Etat s'étaient réfugiés dans ces montagnes : il n'est aucun moyen '.^'il n'emptoie pour les découvrir; et quand il croit en avoir reconnu un seul, tout ce qui environne ce malheiureux lui paraît ecfiipable ou complice. Parens, amis^ connaissances, tout est enveloppé dans la proscription; les vieillards 9 les femmes, les enfansmême ne sont pas épargnés. Déjà plusieurs villages ont été la proie des flammes. Quand les brigands ont tout pillé , ils égorgent pour étouffer les plaintes des victimes: les flamnies des bûchers, les précipices des montagnes, les eaux de nos fleuves servent de tombeaux à l'innocence et à la vertu : ils dédaignent de dresser dé& échafauds^; cette mort est tpop lente ao gré de Ictir fureur.

VILLIAM.

Et toutes ces victimes sont des ennemis de l'Etat ?^

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