‹ Œuvres de F.-B. Hoffmann (volume 2)Chapitre 7 sur 269 · DRAME. I K · texte numérisé non relu

DRAME. I K

Des femmes, des enfaqs, ennemis de PÉtat! et c'est au nom de la liberté que lé crime nous réduit à cet horrible esclavage ! O liberté ! jusqu'à quand les hommes se laisseront-ils tromper, avilir, égorger en ton nom?-

JENNÏ.

Modérez- VOUS, Villiam; est-ce là ce que vous m'avez promis? Eh quoi! quand le danger aj^roche, quand la mort nous menace , voulez-vous irriter nos ennemis? si vous m'aimez , ne me condamnez pas à mourir. Ces méchans ne feront peut-être que passer ici. Souffrez en silence , répandez sans amertume y

obéissez même s'il le faut nos mau^ auront un

terme , je l'espère; j'en suis sûre.

MELFONT.

Cette nuit j'ai vu passer une trojupe d'hommes armés; ils conduisaient des malheureux qui, sans doute, n'existent plus maintenant. Le farouche Kirk n'est pas loin d'ici. Mon ami, suivez les conseils de votre épouse ; la fierté vous perdrait sans la sauver, et vous perdriez avec vous tous ceux qui vous aiment , c'està-dire tout ce qui vous environne.

VILLTAM.

Ne craignez rien; l'habitude de l'esclavage donne de la souplesse au caractère : il y a long-temps que je souffre, je puis souffrir encore.

JENNI. t.

J'entends du bruit, Melfont; ce sont des soldats? Rentrons, Villiam., rentrons; nous ne serons que trop tôt exposés à leurs regards.

MELFONT.

C'est Kirk lui-même.

JENNi;

Ah! rentrons.

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