‹ Œuvres de F.-B. Hoffmann (volume 2)Chapitre 61 sur 269 · SCÈNE XVI · texte numérisé non relu

SCÈNE XVI

LINVAL, puis ÂLEXANDRINE.

LINVAL.

Quel bonhçur ! que je suis soulagé ! jamais on ne fit un plus aimable aveu.

ALEXANDRINS

Oui, réjouissez-vous, félicitez-vous, ingrat!

LINVAL.

Que dites-vous , ma chère? je suis le plus heureux des hommes.

ÂLEXÂNDRINE.

Et moi , la plus malheureuse des femmes.

Vous êtes dans l'erreur, j'ai une bonne nouvelle à vous apprendre. '

ALEXANDRINE

Une bonne nouvelle?

LINVAL.

Oui , Isabelle ne m'aime pas , elle a un autre engagement.

ALEXANDRINE

Liaval , vous me trompez.

LINVAL.

Moi, vous tromper?

ALEXANDRINE

Croyez-vous que je ne l'aie pas vu? j'écoutai^, s'il faut tout vous dire , et j'en ai été bien punie , car j'en ai plus appris que je ne voulais.

LINVAL.

Vous êtes dans l'erreur, vous dis-je.

ALEXANDRINE

Dans l'erreur? N'ai-je pas vu votre joie , votre ravissement? .

LINVAL.

Eh! sûrement, c'est parce qu''on ne m'aime pas.

ALEXANDRINS

Oui , ajoutez-y la raillerie.

LINVAL.

Chère amie, cesse de te désespérer, je te jure que tout s'est passé conmie je te le dis , et s'il faut t'en assurer davantage , vois ton amiiat à tes pieds , et crois à ses sermens.

lOO LE JOCSU£ly

Page 1