‹ Œuvres de F.-B. Hoffmann (volume 2)Chapitre 62 sur 269 · SCÈNE XVII KT DERNIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE XVII KT DERNIÈRE

LES PRÉcÉDENs, DAMON , ISABELUE.

DAMON, en çntrant.

Eh bien ! voilà du nouveau , le maître à genoux devant le jockei !

ALEXANDRINS

Nous sommes découverts !

LINVAL.

Oui, mon oncle, il est temps de vous dévoiler un mystère que je n'aurais jamais dû vous cacher; vous voyez dans ce jockei la personne que j^aime et que j'aimerai toute ma vie. L'amour lui a fait quitter sa famiUe pour moi : la crainte d'exciter votre colère lui a fait prendre ce déguisement.

DAMON

Eh bien , j'apprends-là de belles choses.

LINVAL.

Punissez-moi, privez-moi de vos bontés, je le mérite , si c'est le mériter que d'avoir un cœur sensible et reconnaissant; je ne demande pas votre bien , mais votre amitié, et la permission de m'unir à celle que j'aime.

DAMON

Isabelle, que dites-vous de cela?

ISABELLE. -

Puissiez-vous être aussi disposé que moi à faire leur bonheur!

DAMON

Vous êtes indulgente ; et vous, monsieur le jockei, vous vous taisez?

COIVIEDIE. lOI

ALËXANDRINE.

Après ma faute , toiit ce que je pourrais vous dire ne vous persuaderait pas : ma honte me condamne au silence.

DAMON

Mais vraiment, je ne m'étonne plus si le petit jockei avait tant d'esprit ; mais nous verrons , nous verrons.

ISABELLE

Soyez touché de leur sort.

LINVAL.

Mon oncle!

ALËXANDRINE.

Et moi, monsieur, ^'il m'est permis d'implorer votre clémence.

DAMON. c

Quelle est votre famille?

ALËXANDRINE.

Je demande seulement que vous vous en informiez.

Elle est honnête et peu fortunée , et ce n'est qu'un excès d'amour qui ait pu pousser Âlexandrine à cette

démarche.

DAMON

Ah! c'est Alexandrine.

ISABELLE

Allons , monsieur, vous êtes si bon !

LINVAL.

Nous vous aimerons tant !

ALËXANDRINE.

Je VOUS devrai la vie et l'honneur.

I02 LE JOCKEl^

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