‹ Œuvres de F.-B. Hoffmann (volume 2)Chapitre 67 sur 269 · COUPLETS · texte numérisé non relu

COUPLETS

Qu'on soit jaloux dans sa jeunesse , Ce mal sied bien à deux amans :

Tout est plaisdr dans leur ivresse , Leurs chagrins même sont charmans* Mais , hélas ! quand on est épouse , Et depuis long-temps, dieu merci !

Qu'il est cruel d'être jalouse , Et de l'être pour un mari !

Pour lui , l'hymen est une chatne :

Jadis , hélas ! c'était un jeu; Il ne me dit plus qu'avec peine Un mot qui lui coûtait si peu !

Sans médire , plus d'une époui^ S'en vengerait bien , dieu metci !

Mais je suis fidelle et jalouse ; C'est trop d'honneur pour un mari.

Il ne vient pas ! où peut-il être ?

Il ne sent pas tout mon ennui.

Il cherche une femme , peut-être , Quand la sienne l'attend chez lui.

Ah ! mon dieu ! quand on est jalouse , £t qu'on jSdme bien , dieu merci !

Qu'il est cruel , pour une épouse , D'attendre toujours un mari !

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