‹ Œuvres de F.-B. Hoffmann (volume 2)Chapitre 85 sur 269 · THOMAS, CÉCILE · texte numérisé non relu

THOMAS, CÉCILE

THOMAS

Oui, madame , ime malle. Cette fois^ vous ne direz pas que.... (Il la cherche.) Âh !

CEG&E. *

Eh bien ! où est-elle , cette malle?

THOMAS

Ouf!

Parleras-tu? •

THOMAS

Non , je me tais.

CECILE

Cette malle \

THOMAS

Eh bien, cette malle ! je vois bien qu'elle n'y^cs*

t:OM£DtE. l4l

plus. Si le diable se mêle de tout , ici , que voulezvous que j'y fasse?

CECILE

Tu vas recommencer?

THOMAS

Non, madame, je ne vous dirai plus rien, sinon que la malle est allée avec la lettre et le portrait.

CECILE

Ah! "VOUS vous habituez à vous amuset à mes dépens ! Savez-vous bien , M. Thomas , que , quoique j'aie peu d'autorité dans cette maison, il m'en reste assez pour vous en faire chasser ?

THOMAS

Comme il vous plaira, madame : aussi bien , je ne trouve pas grand agrément à vivre avec des sorciers. .

CECILE

tour un imbécile , tù joues très-bien {on rôle.

THOMAS , pleurant et suffoquant.

Je ne joue rien, madame, dites et faites tout ce qu^il vous plaira; prenez un bâton, battez-moi, assommez-moi , je ne dirai jamais que vous touchez trop fort. Il est cependant vrai que j'ai mis une malle là, et que le diable l'a emportée » et vous ne me croirez ^e quand il vqus emportera vous-même.

CECILE , à part

Je ne sais que penser,... ( Haut ) Quelqu^un frappe U-bas : voyez ce que c'est. ( Thomas sort. ) Toilt rusé qu'il est , il ne me paraît pas capable de pousser la fourberie jusqu'à ce point. Mais comment imaginer !..«

t42 LE SECRET j

Page 1