‹ Œuvres de F.-B. HoffmannChapitre 16 sur 44 · TRAITÉS DE PAIX. ' Ï · texte numérisé non relu

TRAITÉS DE PAIX. ' Ï

réimprimer tous ks traités de paix qui ont été signés , fort inutilement pour le repos de l'Europe , depuis 1648 jusqu à i8i5. Une telle lecture ne serait pas supportable, et moi-même, *|qui suis condamné à la patience, je ne race serais fait aucun scrupule d'annoncer la compilation sans en couper les feuillets. Le véritable titre de cet ouvrage serait , non pas l'Histoire des traités de paix, ihais l'Histoire des gueiTes, des négociations et des traités, depuis la paix de "Westphalie jusqu'au traité de 181 5. Ce que le P. Bougeanl a fait pour la paix de Munster, M. Schœll l'a reproduit pour les deux siècles qui viennent de s'écouler. Dans chacun des chapitres il présente la situation de l'Europe aux diverses époqiles , il révèle les causes qui ont fait rompre les derniers traités, il décrit les guerres qui ont suivi la rupture , les négociations utiles ou infructueuses , publiques ou secrètes , qui ont produit utie courte paix, ou qui ont prolongé la guerre, et quand les puissances consentent à poser les armes , M. Schœll ne rapporte de leurs traités que les articles essentiels, c'est-à-dire, ceux qui peuvent assurer la paix , ou qui renferment le germe d'une nouvelle guerre. Ce simple exposé donne sans doute une idée plus avantageuse du livre qu'une annonce de traités de paix, et cependant je n'ai point encore parlé de ce qui en rend la lecture plus piquante. Les peuples ne connaissent les événemens de là guerre que par les bulletins, les Te Deum^ et* les irait es ostensibles; or,

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les bulletins n^ont pas toujours rexactilude de& calculs de Barème ; les Te Deum sont quelquefois chantés dans les deux camps , et les traités rapportés dans un pumat officiel sont ordinairement une traduction yon^ libre des traités originaux; les peuples ne connaissent donc leurs affaires que long-temps après qu'elles sont terminées; et les hommes qui sont le plus instruits des événemens de la révolution, ceux même qui ont combattu dans les rangs de nos braves , ceux enfin qui ont cru être initiés dans les mystères de la diplomatie ,. trouveront encore dans le livre de M^ Schœll des faits absolument nouveaux , avec les preuves qui les constatent , la révélation d*intrigues inconnues au public , et la manifestation de plusieurs secrets qui éclairassent des difficultés jusqu'à présent inexplicables.

Cet ouvrage p'est donc pas seulenient utile ^ mais indispensable pour tous |es hommes et même toutes les £»nmes qui , atteints de l'épidémie poli-, tique , ne veulent pas se donner le ridicule de raisonner, disputer et déraisonner sur des choses qu'ils ignorent. Tons nos discoureurs veulent briller dans les cercles ; eh bien ! qu'ils soient con<p vaincus une fois pour toutes qu'au lieu de briller^ ils deviendront un objet de dérision s'ils négligent d'acquérir des notions au moins préliminaires sur les grandes questions qu'ils osent agiter.

Je me préparais à donner cette leçon à ceux de nos politiques ou publicisfes qui ont tous les joura

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