‹ OEuvres de Fermat (volume 2)Chapitre 125 sur 222 · LXVI. - MARDI 18 AOUT 1G · texte numérisé non relu

LXVI. - MARDI 18 AOUT 1G

(rimpaliencc oos ordres seiicros de logements elTeclifs (ju'il se taisoil de loiUs coslés des conspiralioiis et des attroupements contre les iirigades, et des rebellions si notables qu'elles eussent sans doute tramé de plus grands souslcvements si le parlement n'eust suspendu par son arrest ces ordres violents qui sont contre les ordonnances et contre riuimanité mesnie, s'il faut ainsi parler. Depuis ce temps là on n'a point cessé de donner des arrests pour procurer en toute diligence le payement des tailles, on a niesnie taché d'empescher diuers abbus pratiqués par les commis qu'on a descouuerl (|ui faisoient faire des quittances antidatées pour s'approprier {)ar ceste voye les deniers royaus li les diui'rlir a leur profil ; le parlement en a faiet informer, a donné arrest et comission là dessus, bref il n'a rien omis pour ce regard. J'ai esté le premier qui ai eu quelque cognoissance des voyes obliques et ({ui ai suggéré à quelques uns de la Grande (Chambre l'arrest ([ui est donné sur ce subject.

Je ne laisse pas de vous aduouer (|ui' ces remèdes sont lenis et ([ue le pavement des tailles l'est encore d'advantage, depuis (|ue cesie grande rudesse de l'exaction a cessé, la raison est claire, la pauureté est si generalle et si grande, et les charges si liantes que des (|ue ceste ciiiistrainte armée a cessé, rien ne |)aroist d'assés fort pour faire payer les contribuables, les saisies qui estoient l'extrême dans les voyes réglées commencent de n'elfrayer plus et sont plustost des menaces (|ue des cou[)s.

11 faut pourtant haster les leuees et donner pr(un[)tement an roi un secours si iuste et si nécessaire. Il me; semble que l'expédient le plus plausible et le plus aisé seroit d'auoir une déclaration du roi qui porlasl permission a toutes les communautés d'em|)runter les sommes nécessaires a concurrence des tailles courantes et (|ui declarast les sommes empruntées audici elfect priuilegiees a tontes debtes desd. communautés comme destinées au i)ayement des charges courantes. Il est très probable (jne tout l'argent de la prouince abouliroit lii, pource que la fréquence des banqueroutes est cause que ceux qui ont de l'argent avmeni mieux le garder que le bazarder. (>s(e decla-

l'ERMAT. — n. ôi)

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