Œ U V R E S I) E F E R M AT. - (] 0 U II E S 1» 0 N J) A N C
ratii)!! signée du registre du parlement seroit une asseuranee eiitierc |»our les créanciers et si le roi aeeordoit quelque remise pour l'auanee, toutes les communautés aecourroient en foulle pour emprunter les deniers nécessaires et les payer tout aussi lost aux receueurs. On |)Ourroit mesme enjoindre au parlement d'enuoyer des comissaires dans toutes les uilles pour laciliter lesd. [)ayements, et si sa maiesté iugcoit qu'il fust important pour le bien de son estât de se scruir de ce mesmo moyen pour faire approcher les deniers de l'an iG^jQ, l'exécution n'en seroit pas apparamcnt malaisée.
lAVII.
FERMAT A iAIERSKNNi'] (?).
I'ltAGMENT(').
Asymmctrias in Algebraïcis omnino tollere, opus arduum nec salis liactenus ab Analystis tcntatum.
Dentur, vcrbi gratia, termini asymmetri plures quatuor et secundum artis pnecepta proponantur asymmetria liberandi. Vix est ut ab hujusmodi tricis expédiât se Analysta : dum crescet labor, angebitur dillicultas et fiitigatus tandem, nibil, post rcpetitas sxqiius operationes, aut profecisse se aut promovisse deprehendet. An itaquc ha'rebit Analysis et asymmetriis undique obruta conticcscet? Videant eruditi et methodum huic negotio conducibilem inquirant.
(') Tiré (l'uiio I^ottre do Dcscartes à M***, dalc-c du i8 décembre i648, où ce fragmenl est précédé des mots : Foici maiiUenwtl le billet de M. de Fermât, et suivi d'une réponse do Descaries à la question posée. La parlic latine, qui dans l'édition Clerselier est composée en italiques avec les lullres de l'équation en minuscules, est traduite en français (édition Cousin, tome X, p. 1C9).
LWII. - IG'tS. 28:i
Fi'oponatiir iii cxempluni :
liiliis(|{ in A — A (|iia(].) -H 1;U.(Z quad. -t- Din A + A (juad.)
4- lai. (M iii A) + lal.(l) (|iiad.— A f|ua(l.), — lat('re(H in A + A (luail.) icqnaii H -(- A.
()|)CTf(iir si'ciiiulurn praeccpta arlis Aiialysta et alj asymmctria pm- |>()sila se cxix'diat, aiit arlis iiicfficaciain falcadir (').
Il me sciiililo (|U(' les illiislrt's cii cctlo Sciciuc ne sauroicnt prendre un |)lus digne et plus nécessaire emploi que cidui d'aplanir ces dillicuilés. Pour les y exciter, vous leur pourriez dire par avance que j'ai fait ({uelque progrès en cette matière et qu'il y a beaucoup à découvrir et il inventer; vous pourriez même en écrire en Italie et en Hollande, afin que la prophétie du Chancelier d'Angleterre s'accomidisse : Miilti pprtransibuiit et atigebiliir scieiitia (*).
( ' ) l'oir Tuiiic I, p. 181-188.
(-) /'()//• plus haut. p. 3">. unie '..
28i ŒUVRES DE FERMAT.- CORRESPONDANCE.
FERMAT A CARCAVI (').
SAMEDI 20 AOIIT 1650.
(Bilil. nal., lut. iit<)G, l"' ■>',-!>:) )
Monsieur,
1- Ma lettre par malheur fut envoyée trop tard la semaine dernière au messager d'Aurillac; vous la recevrez seulement par celui-ci avec la pénitence que je me suis enjoint à moi-mém*^ pour payer ce retardement, c'est-à-dire que je n'ai point voulu différer à vous envoyer ma méthode générale pour le débrouillcment des asymmctricsÇ-). l.es fêtes m'ont (ont à propos donné le loisir nécessaire pour y vaquer; je vous envoyé mon original par pure paresse et vous prie me le renvoyer au plus lot ou bien un autre à votre choix. Vous ménagerez mes intérêts comme vous l'entendez; ils consistent seulement à me laisser la satisfaction (j'use à dessein d'un mot adouci) d'avoir dévoilé une malii-rc (|ui n'étoit pas connue, ce que diverses questions, que je vous ai proposées à diverses fois et dont pas une solution n'a jamais été donnée, prouvent assez suffisamment.
2. Mais, si vous voulez avoir le plaisir tout entier, proposez hardiment à trouver la tangente d'une courbe dont, par exemple, la pro-
( ') Publiée par M. Cliarlcs Henry {Recherches, p. igS).
(^) (^esl la mclhodc d'élimination des radicaux, exposée tome I, )>. 181-188.