‹ OEuvres de Fermat (volume 2)Chapitre 181 sur 222 · MERCREDI 21 AOUT 1G · texte numérisé non relu

MERCREDI 21 AOUT 1G

(D, ni, /|9. DiM. Xat. fr. 3380, nnOv. ao<|., f- fifi-77.)

Monsieur,

1. Je mo trouve aujourd'hui plus empêché à répondre que je n'élois la dernière fois : aussi avez-vous changé de condition et, de juge que vous étiez, vous êtes devenu partie. Quand je n'avois qu'il défendre devant vous \;\ cause de M. Descartes contre votre sceptique, je ne nn' promcttois pas un succès moins favorable que celui que j'ai eu : j'avois une bonne cause à défendre, des subtilités ii éclaircir, et un juge clairvoyant pour m'cntcndre et prononcer. Mais, quand je vous considère descendu de votre siège pour vous porter vous-même partie contn; celui que je défends, le respect que je vous dois en quelque état que vous paroissiez, la grande estime que j'ai toujours conçue de vous et (|ui s'augmente en moi ii mesure que vous vous faites davantage connoitre, et le peu d'usage que j'ai dans la matière que nous agitons ii (comparaison de celui que vous vous y êtes acquis, tout cela m'étonne et fait que je ne sais encore quelle issue me promettre de tout ce démêlé.

.Te vous dirai pourtant d'abord que, si je voulois agir avec moins de i'ranchise que ne m'oblige l'honnête procédé que vous gardez avec moi, je pourrois user d'une exception qui paroîtroit peut-être légitime et reccvable, en vous accordant tout ce que vous dites et prétendant que tout cela ne fait rien contre M. Descartes et ne combat en aucune façon sa doctrine de la réflexion et des réfractions.

Car je veux que la balle de la figure de la page 19 de la Dioptrique, selon la supposition que vous faites dans votre première lettre ('), se

i'j /'()//■ Lettre XCV, p. 40 >•

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