‹ OEuvres de Fermat (volume 2)Chapitre 19 sur 222 · FERMAT A ROBERVAL · texte numérisé non relu

FERMAT A ROBERVAL

(l'a, p. 133-13/,.) MONSIELR,

1. Après vous avoir rcmercit'^ do la faveur que vous m'avez faite el fie la peine que vous avez prise, je répondrai en peu de mots aux objections que j'ai trouvées dans votre Lettre, et ce, sans aucun esprit de dispute et pour vous faire seulement approuver la vérité de mes propositions.

2. La première objection {-) consiste en ce que vous ne voulez pas accorder que le mitau d'une ligne qui conjoint deux poids égaux descendant librement, s'aille unir au centre du monde. En quoi certes il me semble que vous faites tort à la lumière naturelle et aux premiers principes : car, puisque ces deux poids sont égaux et qu'ils ont tous doux mémo inclination pour s'unir au centre du monde, s'ils n'ctoionl pas empêchés, il est clair qu'ils y approcheront tous deux également. Autrement, ayant supposé les poids égaux et les inclinations au centre égales, vous admettriez néanmoins plus de résistance d'un coté, ce <|ui seroit absurde.

Et n'importe d'alléguer un levier horizontal, lequel, étant pressé par doux forces égales aux deux bouts horizontalement, demeure néanmoins en l'état qu'il est, quoique l'appui qui est au dessous le divise en parties inégales. Car, au cas de ma proposition, la vérité de mon principe dépend de ce que les deux poids (ou puissances) ont naturellement inclination au centre de la terre ettendentlii; etc'est pourquoi.

('> Première lellrc do Fermai à Roberval, répondant à une leUre perdue où ce dernier criliquail les propositions de la Pièce V, ijui lui avait été conimuiiiquéc par Carcavi. (î) Foir Pièce V, 2.

ŒUVRES DK FERMAT.

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