‹ Œuvres de Fermat (volume 3)Chapitre 139 sur 259 · L\\. - 29 JUILLET · texte numérisé non relu

L\\. - 29 JUILLET

mots vos propres termes) que si j'entreprends de trouver le six en huit coups et que j'en aie joué trois sans le rencontrer, si mon joueur me |)ropose de ne point jouer mon quatrième coup et qu'il veuille me désintéresser à cause que je pourrois le rencontrer, il m'appartiendra T^ de la somme entière de nos mises.

Ce qui pourtant n'est pas vrai, suivant mon principe. Car, en ce cas, les trois premiers coups n'ayant rien acquis à celui qui lient le dé, la somme totale restant dans le jeu, celui qui lient le dé et qui convient de ne pas jouer son quatrième coup, doit prendre pour sou indemnité ~ du total.

Et s'il avoit joué quatre coups sans trouver le point cherché et qu'on convînt qu'il ne joueroit pas le cinquième, il auroit de même pour son indemnité ^ du tolal. Car la somme entière restant dans le jeu, il ne suit pas seulement du principe, mais il est de même du sens naturel que chaque coup doit donner un égal avantage.

Je vous prie donc que je sache si nous sommes conformes au priul'ipe, ainsi que je crois, ou si nous diirérons seulement en l'applicalion.

Je suis, de tout mon cœur, etc.

Fermât.

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