LXVIII. - 20 AOUT IGoO
Je vous réitère encore que je vous renvoierai vos écrits de mes Traités au plus tôt avec le Livre de M. Gaignières ('), sinon que vous en trouviez ;» Paris un autre exemplaire, auquel cas vous m'obligerez de le bailler à mondit S'' Gaignières, e( j'en rembourserai le prix au messager qui vous porte mes lettres.
Je suis, Monsieur, votre du tout acquis serviteur,
Fermât.
A ('astres, ce 20 août lOJo
( ' ) l,a suite de la phrase montre qu'il s'agit d'un ouvrage prête par Gaignières. Celui-ci n'est pas Koger de Gaignières dont les collections ont enrichi la Bibliothèque du roi. puisque ce célèbre collectionneur est né vers 1644, mais sans doute son père Aimé de Gaignières. secrétaire du duc de Bellegarde, gouverneur de Bourgogne. (Léopold Delisle. Le caliinet des m/i/iitscrilx, Tome I, p. 335.)
288 ŒL'VUES DE FERMAT.- COIUIESPONDANCE.
FERMAT A PASCAL ^')
{OEuvr'es de Pascal^ ^779' I^'j P- ^W~41--)
Monsieur,
Si j'onlropronds de fairo un point avec un seul dé en huit coups; si nous convenons, après que l'argent est dans le jeu, que je ne jouerai l)as le premier coup, il faut, par mon principe, ((ue je tire du jeu { du total pour être désintéressé, à raison dudit premier coup.
Que si encore nous convenons après cela que je ne jouerai pas le second coup, je dois, pour mon indemnité, tirer le Ci""^ du restant, qui est ~ du total.
Et si après cela nous convenons ([ue je ne jouerai pas le troisième l'oup, je dois, pour mon indemnité, tirer le G'"" du restant, qui est ^ ilu total.
Et si après cela nous convenons encore que je ne jouerai pas le quatrième coup, je dois tirer le (i'"" du restant, qui est ^~ du total, et je conviens avec vous que c'est la valeur du (|uatrième coup, supposé qu'on ait déjà traité des précédents.
Mais vous me proposez dans l'exemple dernier de votre lettre (je
( ' ) « Iinpriméi; pour la promière fois. Cctlo LoUre est sans date dans la copie (pis j'en ai; elle paroîl répondre à une lettre de Pascal que je n'ai pu recouvrer. » (Note de /Sossut.) — L'éditeur des OEavrex de Pascal a d'ailleurs placé cette Lettre entre celles numérotées ci-après LXXIV et LXXV.