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qui a dû faire qiio la balle ait toujours aulant avancé do ce côté-iii qu'elle avoit fait auparavant.
Et partant, tant s'en faut que l'absurdité qu'avoit voulu inférer votre sceptique suive bien de ce qu'a dit M. Descaries, qu'au contraire il se trouve que c'est lui-même qui, au lieu d'un bon argument, s'est embarrassé dans un sophisme, eu supposant que la détermination de la balle dans une chute perpendiculaire étoit la même, au même sens que celle de gauche à droite est dite être la mémo quand la balle tombe obliquement.
1- Que^i, après cela, vous prenez la peine d'examiner la réponse que M. Descartes a fait lui-même au reste des difficultés que votre sceptique lui a autrefois proposées par l'enfremise du Révérend Père Mersenne, et auxquelles il satisfit alors par une lettre qu'il adressa à M. Mydorge ('), dont je vous ai naguère envoyé la copie, vous trouverez que ce qu'il dit est véritable, à savoir que votre sceptique s'est trompé, pour avoir parlé de la composition du mouvement en deux divers sens, et inféré de l'un ce qu'il avoil seulement prouvé de l'autre.
.le ne répète point ici ce qu'il en a dit; car, outre qu'il seroit inutile, comme j'en étois là, un de mes amis, appelé M. Rohaulf, savant mathématicien et des mieux versés que je connoisse en la philosophie de M. Descartes, m'est venu apporter une réponse qu'il a faite à votre lettre au Père Mersenne (-), pensant que M. Descartes n'y avoit point répondu (car je ne lui avois point montré cette lettre à M. Mydorge), et que vous n'eussiez reçu de lui aucune réponse, voyant que dans la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire, laquelle je lui avois fait voir, vous conlinuez vos premières difficultés, et que dans celle ii M. de la Chambre vous dites avoir autrefois contesté à M. Descartes sa démonstration touchant la réfraction, à lui, dites vous, vii>en/i a/c/iie senlienti, mais qu'il ne vous satisfit jamais (' ).
(I) Foir la note de la page x-?.').
Ç') LelU'e XXIV. — CeUe réponse de Roliault est la Pièce XCIV ci-après.
(») foir ci-dessus page 3'i5-)56.
390 (lUVUES DE FERMAT. - CORUESPOND ANCE.
Kl poiircc qu'il onlond hcaucoiip iiiioux que moi loutcs ces malitTos. (>t qu'il a roponihi artirlc par article à tous ceux do votre dito ItMtrc. je m'abstioudrai de vous ennuyer davantage par mon discours, atin de vous laisser plus de temps pour examiner la réponse qu'il a faite il voire lettre. S'il me l'eût apportée plus tôt, il nous auroil Ions deux soulagés : moi, d'écrire d'un sujet qui passe mes forces, et vous, de lire une si mauvaise lettre. Mais, comme c'en étoit déjà fait, je n'ai pas voulu perdre ma peine et j'ai pensé qu'il valoit mieux vous fatiguer de celle lecture, et vous donner par même moyen des preuves du soin où je m'étois mis de m'acquitler de ce que je vous devois, que de vous laisser venir la pensée que je m'en serois peut-être oublié, et que j'aurois été bien aise ([u'un autre m'en eut déchargé.
Au reste. Monsieur, je vous prie d'excuser ce qui peut m'étre échappé de libre en répondant à votre sceptique. J'aurois agi avec tout autre respect si mon discours se fût adressé à vous; mais, bien loin de craindre que pour cela vous me refusiez justice, je prends même l'assurance de vous demander quelque grâce. Il y a des rencontres où un peu de faveur n'offense point l'équité et, si dans celle-ci vous vous mettez de mon parti, je puis vous assurer qu'en toute autre je serai entièrement à vous, et que vous pourrez faire état d'avoir toujours prêt en moi. Monsieur,
Un très humble et très obéissant serviteur,
Clerselieh.
Paris, ce i '> mai i<)').S.